La vie, la mort, la Vie

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Souvent dans une vie, nous sommes confrontés à l’épreuve de la mort. Un ancien qui s’en va, parfois aussi un jeune qui part trop tôt. Il est souvent difficile de trouver les mots, et même de concevoir la réalité de cette perte. Cette mort qui fait partie de la vie ne se laisse pas atteindre par les capacités cognitives de notre cerveau. Il y a une part d’ineffable, d’incompréhensible, d’innommable. Et la plupart des questions restent et resteront éternellement sans réponse.

Pourquoi pars-tu ? Pourquoi m’abandonnes-tu ? Pourquoi maintenant ? Et puis surtout, qu’est-ce que la mort ? Est-ce l’absence de vie ? Comment la vie, qui était inhérente à ton corps, peut-elle d’un coup s’évanouir ? Te quitter ? Mais qu’est ce qui te maintenait en vie pour d’un coup s’en aller ? Qu’est-ce que la vie, finalement ? Lire la suite

Naissance d’une nouvelle génération

Journal de bord d’un jeune parmi tant d’autres opposés à la loi Taubira

Veilleurs

Dimanche 14 avril

Le mouvement s’accélère. Les réseaux sociaux en sont saturés. Et les blogueurs (ici) de remarquer la force et le pacifisme des manifestants. Mais allons droit au but : pour ma part, j’ai un avis beaucoup plus réservé. Ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est pas le printemps français. Et ça n’a pas à être le printemps français. Nous ne devons pas accepter que certains commencent à revendiquer la démission du Président. Parce que chercher à affaiblir le gouvernement n’est pas dans notre intérêt, ni dans celui de personne.

En effet, la manifestation du 24 mars a vu les choses commencer à s’envenimer. Les premiers gaz lacrymogènes montraient l’agacement mais aussi l’anxiété du gouvernement. Et puis c’est devenu une habitude. Depuis, chaque évènement est l’occasion de faire monter un peu plus la violence des réactions de part et d’autre. Sauf qu’il y a une action tous les jours. Que les rues parisiennes deviennent le lieu d’affrontements de plus en plus violents. Que l’escalade de la violence, phénomène hélas bien connu, ne s’arrêtera pas. Lire la suite

Le Cercle des poètes disparus, ou l’utopie d’une éducation

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J’ai vu récemment le film Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society), de Peter Weir avec Robin Williams, sorti en 1989. Un drame américain comme on savait encore en faire.

Dans un collège américain dénommé Welton dont l’excellence est aussi marquée que l’austère discipline, les élèves se comportent comme de faux résistants, se bornant à construire des postes de radio ou à fumer en cachette. Le film se focalise sur une bande de garçons constitués principalement de Neil Perry, élève brillant, destiné à une grande carrière par son père qui se saigne pour lui permettre d’étudier dans cet établissement prestigieux, qui aspire cependant à autre chose, et de Todd Anderson, petit nouveau à la timidité maladive, arrivant là dans l’ombre de son frère, ancien élève ayant fait la gloire de l’école.

Ces élèves sont résignés à passer leur scolarité à apprendre bêtement ce qu’on leur assène. Mais l’arrivée d’un nouveau prof de poésie anglaise va révolutionner leur vie. Cette matière est pour eux la seule discipline non scientifique qu’ils étudient, et ils la voient comme un autre ensemble de connaissances à apprendre par cœur. Mais le professeur John Keating ne voit pas l’enseignement de cet œil et encourage ses élèves à avoir une approche sensible de la poésie, à la laisser insuffler un souffle de vie dans leur existence, par la maxime latine « Carpe diem ». Lire la suite