Métaphore du dimanche

Je sais pas vous, mais ce matin, à la messe, un verset de l’Évangile m’a fait sursauter :

« Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? » […] »
— Luc 9, 51-62

Jesus ChristAllo, non mais allo quoi : Jésus part à Jérusalem, le cœur lourd, « sachant ce qui allait arriver », pour paraphraser les Écritures, et voici que les disciples qui l’accompagnent, ne se sentant plus de joie d’accompagner le Messie, ont le cœur gonflé d’orgueil. « Si les Samaritains refusent d’héberger le Messie, nous n’avons qu’à demander au ciel de les cramer, paf pouf, vite-fait bien fait et on n’en parle plus, pratique non ? C’est pas bien fait pour leur tronche, après tout ? Z’avaient qu’à pas nous refuser l’hospitalité ! Qu’est ce que vous en pensez, Maître ? »

Après trois ans à suivre le Messie, ces hommes s’imaginent encore que Jésus monte à Jérusalem glorieux, victorieux, pour aller taper sur la tronche de ces méchants romains de toute sa puissance divine, et qu’on soit enfin chez nous, c’est pas cool ça ? Jésus, il te fait le débarquement de Normandie à lui tout seul. À côté, Jeanne d’Arc elle fait du tricot. Vous allez voir les mecs, ça va dégager.

Des boulets comme ça, ça vous rappelle rien ? Des assistants (trop) zélés, qui comprennent systématiquement tout de travers et réagissent de façon systématiquement disproportionnée ?

Moi, si.

Finalement, quand on prend conscience que Jésus a pris des hommes comme ça comme apôtres, fondateurs de l’Eglise, on peut se dire que malgré nos faiblesses, nos horribles défauts, notre incapacité totale à saisir la volonté du Christ, c’est bien nous qu’il appelle à le suivre. C’est à nous qu’il confie son Église. C’est en nous qu’il met sa confiance.

Et franchement, c’est pas génial ça ?

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3 commentaires sur “Métaphore du dimanche

  1. nom dit :

    NB : Ce n’est pas parce qu’on illustre un article avec des minions que c’est un gage de qualité.

  2. Marie Coulon dit :

    Combien de fois suis je tentée de demander au Seigneur de déclencher le feu du ciel!!! pourtant, moi, je ne suis pas destinée à la croix. Ou pas comme le Seigneur. Alors voilà: votre article n’est pas assez théologique pour le précédent commentateur mais pour moi il a une fraîcheur que je savoure. Re-débuter tous les jours dans la foi est une chance, c’est la mienne en tout cas. .

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