Bref, c’est la merde.

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François Hollande n’en peut plus. Trop critiqué pour ses revirements et ses prises de parole télévisées intempestives, il a préféré jeter aux lions celui qui n’est finalement pas plus visible que François Fillon en son temps : Jean-Marc Ayrault. Le premier ministre vient en effet d’annoncer la suspension de l’écotaxe sur les poids-lourds sur l’ensemble du territoire en cédant aux pressions des paysans bretons. Je ne m’étendrai pas sur cette mesure prise par le Grenelle de l’Environnement sous le gouvernement Sarkozy, ni même sur ces revirements, renoncements et disputes interministérielles qui achèvent la crédibilité du président et de son gouvernement digne de l’Equipe de France de la coupe du Monde 2010. Cela va sans dire, en témoigne cet article dont le titre sonne comme un couperet de guillotine : François Hollande pulvérise le record d’impopularité de la Ve République. Au gouvernement, on doit se dire « Bref, c’est la merde. ». En tout cas, c’est ce que se disent une bonne partie des français.

Mais le plus gros problème n’est pas là. Le gros problème se situe de l’autre côté de l’échiquier. Mais quel spectacle misérable offre l’UMP aujourd’hui ? Pas une seule idée n’émerge de ce collectif boueux qui cherche avec peine à retrouver du souffle et des voix en tapant bêtement et sans la moindre jugeote sur le gouvernement. Ce sont eux qui critiquent une mesure poursuivie par le gouvernement Hollande mais initiée par Sarkozy ! Et cela est dramatique, à plusieurs titres.

En premier lieu parce que ce sont eux, qui lors de temps difficiles, contribuent à diviser les français en perdant toute idée de sens commun. Sans aider le gouvernement actuel, ils pourraient avoir l’honnêteté d’accepter les mesures productives que propose le gouvernement, car il y en a.

En second lieu parce que ce sont eux qui récupéreront le pays en 2017. Qui devront reconstruire, toujours en temps de crise, ce que ce manque de volonté présidentiel a détruit. Et pour ce faire, la critique primaire n’est pas suffisante. Ce mépris et cette opposition puérile qu’ils avaient tant critiqué chez le PS alors que la droite était au pouvoir, ils en atteignent le paroxysme. Il est alors indispensable de se restructurer, de travailler en profondeur, de s’unir, de laisser émerger de véritables leaders, et de proposer quelque chose. Non pas un programme, au sens de pitoyables promesses populistes oubliées dès la fin du second tour, mais un projet. Une vision. Plus que jamais, il faut donner aux français atteints d’un pessimisme inexorable une vision de l’avenir, et un espoir. Les français sont capables de faire des efforts, à condition qu’un espoir existe. Et pour qu’un espoir existe, il faut qu’ils puissent faire un vote positif. Car élire un candidat à cause de son opposition à celui qu’on ne veut plus voir, nous voyons bien ce que ça peut donner.

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2 commentaires sur “Bref, c’est la merde.

  1. Marie dit :

    Juste, du début à la fin. La droite n’a pas plus d’idées que la gauche.On l’a vu sauf exception lors du mariage pour tous, on le voit lorsque Copé déclare qu’il n’a rien contre. Cette droite et cette gauche feront élire MLPen est c’est insupportable..

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