Oui, nous sommes l’Europe !

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Les élections européennes, c’est demain. Déjà. Et tout le monde a peur des résultats. J’entends depuis quelques années beaucoup trop de jeunes cracher sur l’Europe. C’est la faute à l’euro, c’est la faute à l’Europe. La Crise, toussa. Mais ne se rendent-ils pas compte de ce que l’Europe a fait pour nous ?

N’oublions pas que si notre continent est en paix depuis plus de 50 ans, c’est grâce à l’Europe. Si notre continent est soudé, solidaire, c’est encore grâce à l’Europe. Si la France est encore dans le top ten des pays du monde, c’est parce qu’ensemble, nous sommes plus forts. Si l’amitié franco-allemande est devenue et est restée réalité, c’est parce qu’au sein de l’union européenne, nos deux pays ne sont plus en concurrence permanente, mais peuvent faire fructifier leur complémentarité. Nous ne nous faisons plus la guerre, nous sommes respectivement nos plus grands partenaires économiques et culturels. C’est ce qu’explique très bien Nicolas Sarkozy dans sa tribune publiée avant-hier dans Le Point — quoi qu’on pense du personnage, des 5 années qu’il a passées au pouvoir, et de l’abnégation qu’il prétend incarner.

Alors oui, il y a le problème de l’identité nationale et de la perte de souveraineté des Etats. Mais voulons-nous nous replier sur nos vieux privilèges ou nous ouvrir au monde ? Nous avons plus à gagner à jouer à fond notre rôle de leader européen que de tenter de se renfermer dans nos frontières. Dans ce monde ultra-mondialisé ou les école d’ingénieur et de commerces doivent fusionner pour espérer peser dans le classement de Shanghai, il nous faut comprendre qu’il ne sert à rien de lorgner vers le passé. En effet, nous ne serons plus jamais la puissance mondiale que nous étions, si nous nous coupons des autres. Indéniablement, l’union fait la force.

Mais l’Europe n’existe que grâce aux européens. Elle ne perdurera que tant qu’il y aura des européens. Tant que la coopération restera possible. Tant qu’il y aura des hommes et des femmes pour se reconnaître dans cette culture européenne. Et au milieu d’une jeunesse de plus en plus eurosceptique, il faut réaffirmer avec force que nous ne pourrons jamais rester une puissance mondiale si nous ne nous investissons pas dans l’Europe pour l’entériner, pour la faire perdurer et la faire avancer, la faire progresser. Pour réformer le système de prise de décisions opaque et complexe qui sévit à Bruxelles. Pour établir des processus visant à donner une vision, une ligne, un objectif commun à la communauté européenne. Parce qu’il y a de nombreux problèmes, que nous devons affronter dès aujourd’hui. N’attendons pas que quelqu’un d’autre change l’Europe à notre place. Parce que l’Europe, c’est chacun de nous.

Alors demain, allez voter. Et quand vous serez dans l’isoloir, pensez à vos anciens morts dans les tranchées, et à leurs familles criant « Plus jamais ça ! »

Plus jamais ça ! Nie wieder Krieg ! No more War !

Pensez-y, dimanche.

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