Sortir de la crise : mais à quoi bon ?

Chefs d’états européens cherchant comment sortir de la crise.

Titre choc, je vous l’avoue. Et ça se comprend. Le rêve de tout économiste, de tout homme politique, de tout européen ne semble-t’il pas être devenu de survivre à la crise, de sortir de la crise, d’en finir avec ce pessimisme boursier, de pouvoir retourner à la normale, i.e. au mode de vie que nous avions avant la fatale date de 2007 et de ses subprimes ? Ce rêve est la conséquence logique de la souffrance engendrée par les taxes qui pèsent sur le dos de tout français, de tout espagnol, de tout portugais, de tout grec. Mais pourquoi donc cette crise ?

Je ne suis pas économiste, et je peux même dire que mes connaissances de ce domaine sont proche de zéro. Mais je suis citoyen, et je m’informe, ce n’est pas si mal, si ? En lisant des articles économiques, les journaux et en étant attentif à toutes sortes d’informations relatives au monde économique, on se rend aisément compte à quel point le modèle capitaliste est vain par construction. Si vous avez le courage (et le temps), le visionnage de cette vidéo rend compte du problème. J’ai quelques réserves concernant le point de vue politique donné par Etienne Chouard, bien plus pessimiste que Machiavel, mais son récit et surtout les clips insérés dans l’interview sont très éclairants sur le monde économique qui nous gouverne. Lire la suite

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Une nouvelle dictature

J’aime à utiliser les réflexions livrées par deux utopies que sont les romans 1984 de George Orwell et Brave New World d’Aldous Huxley. Dans un style accessible à tous, ils tissent avec une étonnante clairvoyance encore plus pertinente aujourd’hui deux des futurs possibles et même probables de notre humanité.

Celle de ces deux réflexions que je souhaite utiliser aujourd’hui est celle d’Orwell, et plus particulièrement son développement intellectuel autour du novlangue, cette langue modernisée, et finalement ce moyen de contrôle de la société.

Le novlangue

Le gouvernement fasciste de cette société cherchant à contrôler par tous les moyens possibles ses citoyens, il façonne une langue officielle, le novlangue, ou Newspeak en anglais, consistant en :

  1. Une simplification drastique de la grammaire et du vocabulaire
  2. Une suppression de tous les mots potentiellement hostiles au régime
  3. Une suppression de tous les mots à connotation négative, qui seront décrits à l’aide d’un préfixe in-, par exemple : En Bretagne, il fait in-beau

Ces modifications sont propices à un lavage du cerveau auto-entretenu, permettant de supprimer toute pensée sortant du cadre de la servitude et de l’adhérence aveugle aux idées du régime. Orwell montre de fait l’influence de la langue sur les idées. Une langue riche sera propice à la pensée, et la perte de cette richesse asservira la raison de l’homme.

Le raisonnement d’Orwell, dans le contexte des grandes idéologies du XXe siècle, propose un totalitarisme imposé par la force. Cela n’a plus grand risque d’arriver aujourd’hui, malgré ce qu’en disent les allemands. En revanche, la propagation sous-jacente de règles restrictives transformant la scène politique en un concours de marcher sur des œufs serait parfaitement possible … Lire la suite