Pour une véritable remise à plat de la fiscalité

La pensée occidentale moderne est profondément attachée à l’idée que nous travaillons pour gagner notre vie. Les impôts et les aides sociales sont ainsi perçus comme une redistribution, accessoire et associée à l’argent que nous gagnons en travaillant. Mais en y pensant bien, le schéma de pensée « je travaille pour obtenir un revenu me permettant de me nourrir, me loger et m’habiller » ne serait-il pas un peu biaisé ?

Une mendicité signe d'inégalités insupportables.

« Celui qui ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »1

Quelle violence dans ces paroles, indéniablement. Mais que faire de ceux qui ne peuvent pas travailler ?  Les laissés-pour-compte de la société sont si nombreux … Les chiffres effarants du chômage ne cessent de nous le rappeler. Les malheureux qui n’ont pas ou plus droit à l’allocation chômage en sont réduits à demander des aides diverses et variées au milieu du maquis des centaines existantes, payant ainsi leur part d’impôt-temps, et subissant surtout la culpabilité de se sentir assistés. Car la plupart des personnes en situation de difficulté ne demandent pas leurs aides car veulent s’en sortir eux-mêmes, expliquent certaines assistantes sociales. Et le maquis des aides sociales françaises fait qu’aujourd’hui, certaines personnes n’ont plus droit à rien. Tels des Lazare des temps modernes, la société si riche malgré ses difficultés économiques les laisse crever sur le bord du chemin. Aujourd’hui, alors qu’on offre des iPads aux enfants pour promouvoir leur éducation, est-ce concevable d’abandonner à ce point les plus faibles de nos membres ? Car comme le rappelle St. Jean, « Si quelqu’un, jouissant des richesses du monde, voit son frère dans la nécessité et lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? »2 C’est inacceptable. Et les personnes en situation de difficultés ne se voient pas épargner les difficultés. Pour avancer des chiffres, on peut par exemple s’insurger contre un système ainsi fait que deux personnes touchant le RSA (434,91€ par mois) se déclarant concubins ne touchent plus que 623,38€ par mois, soit une perte sèche et totalement injustifiée de 28% pour le ménage, tandis que des ménages plus aisées seraient avantagées grâce au quotient conjugal. Une société qui aide plus les riches que les pauvres est forcément délétère, et l’action est indispensable. Lire la suite

Publicités