Habemus sanctos papas !

Ça y’est : Ils sont saints !

Jean XXIII et Jean-Paul II ont été canonisés par le pape François ce matin, à Rome, en présence de Benoît XVI, de nombreux évêques et cardinaux, de nombreuses personnalités politiques et de plusieurs de mes amis.

Si je n’ai pas connu Jean XXIII, je me souviendrai toujours de mon émotion lors du décès de Jean-Paul II. J’avais 13 ans, et, tout seul devant la radio, je faisais brûler des cierges en priant pour ce pape qui avait tant compté pour mes parents. Lire la suite

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Il y a plusieurs portes d’entrée vers la Demeure de mon Père

Pope Francis Selfie

Hier matin, dans son homélie, Mgr Rey citait notre pape François et son injonction aux jeunes aux JMJ de Rio : « Ne soyez-pas des chrétiens à temps partiel ! »

Mais quelle simplicité dans ces prises de paroles, dans ces homélies, dans ces messages lancés au monde par notre pape ! Et dans ces tweets qui sont plus retweetés que ceux de Barack Obama ! Car ces tweets sont d’une simplicité et d’une limpidité déconcertante. Ceux de Benoit XVI l’étaient déjà, dans une moindre mesure, et ceux du pape François continuent sur cette lancée. Et cela me semble très intéressant. Lire la suite

Fides, Spes et Caritas

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Hier soir, alors que nous ne l’attendions pas si tôt, la fumée blanche a bouleversé le monde.

Comme je vous l’avais dit ici, je me sentais très proche de Benoît XVI, mon pape. Celui de ma jeunesse. Alors, pensez-vous, le suivant, je l’attendais au tournant. Le conclave, je l’ai suivi avec beaucoup d’attention, et finalement surtout beaucoup de curiosité.

Et puis voilà, la fumée blanche.

Hystérie, stress. Mettre la télé à fond. Tweeter comme un forcené. Envoyer des SMS à son père coincé dans les transports en commun. L’attente. Déboucher une bouteille. La finir à deux sans s’en rendre compte. Et enfin, Jean-Louis Tauran qui sort sur le balcon. Dans ma tête, c’était « Allez, pas un italien, pas Scola, il a un nom à sortir de la série Borgia. Quelqu’un d’autre. Allez, Ouellet, il a l’air cool lui ! »

Et puis le cardinal Tauran, avec une voix bizarre, un mouvement de tête bizarre, annonce Bergolio. Bergoquoi ? Mais c’est qui ce planqué ? Jamais entendu parler. Tiens, il a choisi Francesco. Premier du nom ? Personne n’avait jamais eu l’idée ? Marrant ! Un nouveau François Ier. Ça va rappeler des mauvais souvenirs aux Gardes Suisses ça. Et il est argentin. Tiens, ça lui fait au moins un bon point : il n’est pas européen. Il est jésuite. Certes, et alors. Bon, en attendant, il a quelle tête ? Lire la suite

Merci Benoît

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Tu t’en vas. Humblement, sans bruit, mis à part celui de ton papacoptère. Sans rechercher outre mesure le tapage médiatique. Tu t’en vas comme tu étais venu, en laissant à Dieu toute la place. Tu as su être à la fois prêtre, prophète et chef d’État, philosophe, théologien et père.

Prêtre, car tu n’as jamais dévié d’un pouce de ta mission première : être serviteur du Christ.

Prophète, car à ta manière, par tes sermons, tes audiences, tes motu proprio, tes exhortations apostoliques et tes encycliques tu n’as jamais cessé de témoigner de la Bonne Nouvelle.

Chef d’État, car tu les as tous rencontrés, les puissants de ce monde. En audience privée, tu as pu partager avec eux sur tous les sujets qui te tenait à cœur. Tu n’as pas hésité à donner ton avis sur leurs actions, sur les guerres, les lois, les expulsions … Tu as su faire de la politique au service de l’Homme, et donner un exemple sur ce terrain aussi, alors même que tu l’abhorres. Ton humilité et ta sagesse, les deux qualités indispensable d’un homme politique faisant preuve d’abnégation, sont pour tous un modèle. Lire la suite